De « manager de l’année » à grenouille de bénitier

Vincent Bolloré porte des vêtements traditionnels lors d'une cérémonie marquant le 200e anniversaire de son groupe à la chapelle de Kerdevot, à Ergue-Gabéric, le 17 février 2022. | Photographie Fred TANNEAU / AFP

Auto-investi d’une mission divine, vie privée olé-olé et obnubilé par l’achat d’une place au paradis de son vivant. Les journalistes du Nouvel Obs Camille Vigogne Le Coat et Clément Lacombe livrent un portrait inquiétant, pour ne pas dire effarant, de Vincent Bolloré dans le livre « La droite de Dieu ».

Il était beau, dynamique, il avait repris la papeterie familiale au bord du gouffre pour en faire une entreprise prospère, il avait de l’entregent… L’une des étoiles montantes de l’entreprenariat français dans les années 80 s’appelait Vincent Bolloré. Il avait même été désigné « Manager de l’année » en 1987 par le journal Le Nouvel Economiste. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? « Ses amis d’avant n’en reviennent pas et cherchent en vain une trace du séducteur transgressif, ce Breton provocateur qui se méfiait de la politique et de ses jeux de pouvoir, préférant depuis toujours les coups boursiers aux manœuvres électorales », écrivent en chœur les journalistes auteurs de « La droite de Dieu », Camille Vigogne Le Coat et Clément Lacombe.

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