
La réélection de Lula, ce 25 octobre au Brésil, offre un sursis à la gauche latino-américaine, sans pour autant dissiper la menace bolsonariste. Et la France ne perd pas le nord. En s’empressant de reconnaître la victoire du camp progressiste, Emmanuel Macron a affiché sa volonté de préserver une relation stratégique avec le Brésil, partenaire économique majeur de Paris.
Contre toute attente, Luiz Inácio Lula da Silva rempile. Âgé de plus de 80 ans, le président brésilien sortant a remporté l’élection présidentielle dimanche 25 octobre avec 51,79 % des voix, face au sénateur conservateur Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro. Un résultat d’autant plus inattendu que c’est son adversaire qui était arrivé en tête du premier tour, le 4 octobre dernier. Le même jour, les élections législatives au Brésil avaient été marquées par une forte poussée des bolsonaristes, dont le Parti libéral est arrivé en tête des deux chambres du Congrès.
