Uber, Bolt, Deliveroo…
Le gouvernement s’apprête à (encore) protéger les plateformes

Façade du bâtiment « UBER PARTNER SUPPORT FRANCE » à Lyon, en France, le 15 septembre 2025. | Photographie Matthieu Delaty / Hans Lucas via l'AFP

Le gouvernement ne dispose plus que de trois mois pour transposer, dans le droit français, un texte européen qui pourrait ouvrir la porte au pire cauchemar d’Emmanuel Macron : la requalification de millions de travailleurs « ubérisés » en salariés. La besogne a été confiée à trois émissaires, dont les premiers travaux ne sont pas pour rassurer les syndicats. Enquête.

C’est au début du mois de juillet dernier que les trois responsables d’une mission interministérielle, à qui le gouvernement a délégué la tâche de prémâcher la transposition d’une directive européenne visant à mieux encadrer le travail « ubérisé », ont donné rendez-vous aux parlementaires. L’objet de la rencontre : recueillir les impressions de certains élus quant aux orientations que devrait prendre, selon eux, ce texte que la France est tenue de faire passer à l’Assemblée d’ici le 2 décembre prochain – délai imposé par l’Union européenne.

Abonnez-vous pour voir ce contenu

Connexion