
Le gouvernement ne dispose plus que de trois mois pour transposer, dans le droit français, un texte européen qui pourrait ouvrir la porte au pire cauchemar d’Emmanuel Macron : la requalification de millions de travailleurs « ubérisés » en salariés. La besogne a été confiée à trois émissaires, dont les premiers travaux ne sont pas pour rassurer les syndicats. Enquête.
C’est au début du mois de juillet dernier que les trois responsables d’une mission interministérielle, à qui le gouvernement a délégué la tâche de prémâcher la transposition d’une directive européenne visant à mieux encadrer le travail « ubérisé », ont donné rendez-vous aux parlementaires. L’objet de la rencontre : recueillir les impressions de certains élus quant aux orientations que devrait prendre, selon eux, ce texte que la France est tenue de faire passer à l’Assemblée d’ici le 2 décembre prochain – délai imposé par l’Union européenne.
