
Décrié depuis plus de vingt ans, peu et mal réformé : à l'approche de 2027, le système des 500 signatures de parrainage revient sur le devant de la scène. Chercheurs, sénateurs et maires de terrain s'accordent : le dispositif remplit sa fonction certes, mais reste imparfait. Des pistes de réforme existent pourtant mais ne parviennent pas à émerger.
« La chasse aux parrainages a commencé il y a un mois et demi », explique Georges Canicatti, depuis sa mairie de Contamine-Sarzin, petit village de 700 âmes de Haute-Savoie. Ce maire, élu dans un département classé à droite, s’apprête à parrainer la candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, comme en 2022. « 98 % de mes électeurs auraient pu m’en vouloir mais ça se passe bien », explique-t-il. Avant d’ajouter : « le système est boiteux mais j’estime qu’il a l’avantage de permettre aux petits partis d’exister. »
