
La réforme encadrant les nouvelles techniques génomiques (NGT) est discrètement entrée en vigueur, ce 16 juillet, après plusieurs mois de négociations entre les institutions européennes. Ce texte autorise notamment certains types de plantes génétiquement modifiées dans le secteur agricole. Ses détracteurs dénoncent une déréglementation, qui profite avant tout aux grands groupes semenciers.
C'est l'une des réformes agricoles les plus controversées de ces dernières années. Le 17 juin dernier, le Parlement européen a donné son feu vert à la « législation de l'Union européenne relative aux nouvelles techniques génomiques », permettant de modifier le génome des plantes de manière ciblée. Selon leurs défenseurs, ces technologies sont capables d’augmenter la résistance des végétaux à la sécheresse, aux maladies ou permettent encore de développer des cultures nécessitant moins d'eau et moins de pesticides. Ces nouvelles règles sont entrées en vigueur le 16 juillet dernier dans un silence assourdissant, alors qu’à terme, leurs implications sont majeures.
