Manifs lycéennes
« Un mineur a fait un coma diabétique en garde à vue »

Un jeune homme reçoit du sérum physiologique après le recours aux gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre pour disperser des manifestants devant le lycée Toulouse-Lautrec, à Toulouse, le 12 octobre 2026. | Photographie ED JONES / AFP

Avocate pénaliste inscrite au barreau de Créteil, intervenant notamment en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et en Essonne, Coline Bouillon-Delobeau assiste de nombreux jeunes depuis le début des manifestations lycéennes. Alors que la France connaît une nouvelle journée de mobilisation ce 13 octobre, elle dénonce avec force la façon dont l’Etat bafoue les droits les plus élémentaires des jeunes, notamment lorsqu’ils sont victimes de violences policières ou se retrouvent en garde à vue. Interview.

Off Investigation : Pourquoi prenez-vous la parole aujourd’hui ?

Coline Bouillon-Delobeau, avocate : Je travaille depuis huit ans sur des dossiers de répression politique et de violences policières dans le domaine de la justice des mineurs. Depuis le début du mouvement lycéen et étudiant, j’ai été confrontée à des situations qui m’ont profondément marquée. J’ai vu des familles dans une détresse considérable, qui ne savaient même pas comment faire valoir leurs droits.

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