Havas, la multinationale française au cœur de la propagande israélienne

Yannick Bolloré, PDG du groupe Havas, intervient le 24 avril 2023 à l'Olympia (Paris) lors de l'assemblée générale de Vivendi dont il est président du conseil de surveillance. | Photographie Alain JOCARD / AFP

Campagnes publicitaires, vidéos ciblant la GenZ, opérations d'influence sur les réseaux sociaux et sur les intelligences artificielles. Derrière les nouveaux outils de la diplomatie publique israélienne, apparaît le nom d'Havas, géant français de la communication contrôlé par la famille Bolloré. A partir de documents transmis à Off Investigation par le média indépendant israélien The Seventh Eye et de contrats rendus publics par l’administration américaine, nous avons retracé le rôle central du groupe français dans la communication à l'international de l’Etat hébreu entre 2014 et 2026.

En hébreu, la hasbara (« explication ») désigne la diplomatie publique de l’Etat d’Israël. C’est-à-dire la communication qui cible l’opinion publique internationale pour la convaincre du bienfondé des positions, des actes et des actions de l’Etat hébreu. Depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023 et surtout depuis qu’Israël est accusé de commettre un génocide à Gaza, la hasbara a changé de visage. Elle s’est muée en une guerre informationnelle et d’influence où tous les coups sont permis. Signe qui ne trompe pas : en avril dernier, le Times of Israel révélait que, pour la seule année 2026, le budget de la hasbara avait été multiplié par cinq, passant de 150 millions de dollars à 730 millions de dollars.

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