
A Paris comme à Bruxelles, le tabac est dans le viseur des législateurs. Officiellement, la France pousse auprès de l’UE pour un durcissement inédit de la législation anti-tabac. Mais l’industrie, en particulier le mastodonte Philip Morris International, fait feu de tout bois pour contrer ces initiatives.
La France annonce vouloir durcir les règles contre l’industrie du tabac. Le 14 août dernier, la Commission européenne a clos l’une des premières étapes de la révision de la directive sur les produits du tabac (TPD) et de celle consacrée à la publicité du tabac (TAD). L’objectif affiché par Bruxelles est de contribuer à l’ambition d’une « génération sans tabac » à l’échelle européenne.
Le démarrage du processus de révision a pris la forme d’une consultation ouverte au public. Son principe est simple : n’importe qui peut contribuer en prenant la plume pour donner son avis sur la future législation européenne. Plus de 80 000 contributions sont ainsi actuellement publiques sur le site web de la Commission européenne. On y trouve pêle-mêle des prises de position d’Etats membres, des notes de think tanks ou de simples contributions d’internautes. Toutes apparaissent sur la plateforme selon un principe de stricte égalité.
