
Chargée par le gouvernement de prémâcher une loi visant à encadrer le travail « ubérisé », Nathalie Collin était déjà directrice générale adjointe du groupe La Poste lorsque ce dernier absorbait… une plateforme de livraison mise en cause pour travail dissimulé. Un signalement pour potentiel « conflit d’intérêts » la concernant a été déposé auprès de la HATVP.
Contraint de réguler les plateformes dites « ubérisées » (Uber, Deliveroo…), le gouvernement a choisi de confier sa besogne à des profils qui connaissent bien le secteur. Quitte à ce que ça soit - un peu trop - de l’intérieur.
C’est la députée de l’APRES (petit groupe qui siège avec les écologistes à l’Assemblée nationale), Danielle Simonnet, qui a débusqué l’affaire. Le 27 mai dernier, cette dernière s’inquiétait d’une « situation de potentiel conflit d’intérêts » auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Dans son viseur ? Nathalie Collin, directrice générale adjointe du groupe La Poste depuis 2014.
