Canicule
Quand la réglementation thermique entraîne la surchauffe des logements récents

Un immeuble de Paris, le 9 juillet 2026. Photographie de Corinne SIMON / Hans Lucas / AFP.
Un immeuble de Paris, le 9 juillet 2026. Photographie Corinne SIMON / Hans Lucas / AFP.

Ils devaient être les logements du futur : mieux isolés, moins énergivores, plus respectueux de l’environnement. Pourtant, des milliers de constructions récentes issues de la norme RT2012 se révèlent invivables en période de canicule. Comment une réglementation pensée pour lutter contre le changement climatique a-t-elle pu engendrer pareille aberration ? Off Investigation a mené l’enquête.

« 35 degrés dans la chambre du petit »… Alors que la France enchaîne sa quatrième canicule depuis le mois de mai, de plus en plus de témoignages indignés font surface dans la presse locale. Que ce soit à Bordeaux ou en région parisienne, contrairement à ce que l’on pourrait penser, les appartements les plus étouffants ne sont pas les plus anciens mais des logements neufs construits pour faire face au réchauffement climatique. Et ces logements partagent un point en commun : leur respect d’une norme bien précise qui trouve ses racines dans le Grenelle Environnement de 2007, une série de rencontres politiques sur le thème de l’écologie voulues par Nicolas Sarkozy alors président de la République. A l’issue de ce Grenelle, le ministère de l’Ecologie s’enthousiasmait en ces termes : « La consommation énergétique des constructions neuves a été divisée par 2.  Le Grenelle Environnement prévoit de la diviser à nouveau par 3 grâce à une nouvelle réglementation thermique, dite RT 2012 ».

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