Albanie
Révolution des « Flamants roses » : le double discours de l’Europe (3/4)

Le Premier ministre albanais Edi Rama accueille la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avant le sommet de la Communauté politique européenne (CPE), à Tirana, le 16 mai 2025. | Photographie Ludovic MARIN / AFP

L’intégration future de l’Albanie à l’Union européenne, attendue d’ici à 2030, se voit questionnée par la révolution des « Flamants roses ». En cause : l’incompatibilité de la législation environnementale du pays avec les normes européennes. Mais Bruxelles est prête à passer l’éponge…

L’Albanie devrait prochainement devenir membre de l’Union européenne. Mais un grain de sable est venu enrayer la machine. Au pouvoir depuis 2013, le Premier ministre albanais, Edi Rama, réélu en 2025 pour un 4e mandat, œuvre sans relâche pour cette future intégration, soutenue par une population largement europhile. Après un demi-siècle d’isolement et de dictature communiste, l’Albanie est donc passée de « candidat potentiel » en l’an 2000 à « candidat officiel » en 2014. Avant d’ouvrir, en 2022, des négociations en bonne et due forme. « Quoi qu’il en coûte, quoi qu’il arrive, nous restons enracinés dans la foi européenne. Et donc, pour nous, il n’y a pas de plan B, pas d’alternative, rien », avait ainsi déclaré Edi Rama à Euronews, en mai dernier. Avec ses partenaires européens, il s’est fixé deux objectifs : fin 2027 pour clore les négociations et 2030 pour rejoindre l’UE.

Abonnez-vous pour voir ce contenu

Connexion