17 octobre : des violences policières occultées

Des gendarmes procèdent à une interpellation le 17 octobre 2026 à Nancy, lors de la journée de mobilisation nationale contre la hausse du coût de la vie, des prix du carburant et le financement de l'éducation. | Photographie Muhammed Said Tako / Anadolu via l'AFP

Depuis la vaste mobilisation nationale de ce samedi 17 octobre, tous les regards sont braqués sur les dégâts matériels documentés à travers le pays. Mais le silence est assourdissant quant aux défaillances du dispositif de maintien de l’ordre ayant mené à de très graves violences policières. Pourtant, nombreuses sont les personnes qui ont été mutilées et au moins un manifestant est décédé.

Ce lundi 19 octobre, la France a la gueule de bois. Après un week-end de mobilisations contre la vie chère et en soutien aux services publics, Emmanuel Macron a enfin pris la parole, dimanche soir. Le président a exprimé sa « colère » et sa « honte » à propos des scènes de casse et de pillages largement relayées sur les chaînes de télévision et les réseaux sociaux depuis le 17 octobre. « Comment des Français peuvent faire ça à la France ? », s’est-il indigné lors de son allocution. Peu de mots en revanche, et pas de réponse, n’ont été adressés aux très nombreuses personnes venues battre le pavé pour réclamer des mesures en faveur de leur pouvoir d’achat, dans le cadre de manifestations autorisées par les préfectures. Des personnes qui ont dû faire face à une violente répression allant jusqu’à atteindre leur intégrité physique.

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