
En mai dernier, 30.000 personnes ont afflué de toute l’Europe vers le centre de la France pour fêter les trente ans du Teknival, un festival musical techno gorgé de basses et de rythmes électroniques. Organisé cette année dans un champ de soixante dix hectares situé à Villegongis, dans l’Indre, il s’est heurté à des arrêtés préfectoraux interdisant tout rassemblement. Il a en outre été diabolisé comme jamais par les médias “mainstream”, contrôlés à 95% par des milliardaires ou par l’État. Notre société ne supporte-t-elle plus sa jeunesse?
Si vous avez écouté la radio ou regardé le journal télévisé le weekend de l’Ascension, vous n’avez pas pu y échapper. Un vrai matraquage médiatique. Le petit village de Villegongis, dans l’Indre, cent dix habitants, allait être la proie de jeunes violents, drogués, voyous. Dès le jeudi, les habitants ont vu débarquer des « teufeurs », mais surtout une armada de journalistes dépêchés par des rédactions parisiennes et locales manifestement affolées. Le résultat : bien qu’aucun fait grave ne se soit déroulé, une part importante du temps d’antenne fut consacrée au Teknival tout au long du weekend. Et pas pour en souligner les bonnes ondes !
