Quand l’éco-anxiété devient un phénomène de société

La forêt de Fontainebleau a été ravagée par un vaste incendie le 13 juillet 2026, près de Noisy-sur-Ecole. | Photographie Meryl CURTAT / Hans Lucas via l'AFP

Le triptyque infernal de l’été – canicules, incendies, sécheresse – a mis à rude épreuve la santé mentale des Français. Pour Off Investigation, Manuela Santa Marina, psychologue spécialiste de l'éco-anxiété, revient sur ce phénomène de société qui n’est pas reconnu comme un trouble mental.

Off Investigation : Depuis cet été le terme d’« éco-anxiété » a fait irruption dans le langage courant. De quoi s’agit-il exactement ? 

Manuela Santa Marina : Ce terme naît d'un constat selon lequel de plus en plus de personnes souffrent de la crise écologique. La recherche a clairement mis en évidence les impacts directs de l'urgence écologique sur notre santé mentale. Quand un incendie ou une inondation soumettent notre corps à un danger imminent, un trouble de stress post-traumatique (TSPT) peut se cristalliser sur les séquelles de l'événement. Les personnes victimes de ces catastrophes peuvent être « activées » lorsqu'elles sont confrontées à des éléments leur rappelant l'incident : une odeur de fumée, par exemple. 

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