Marine Le Pen
La revanche d’une irresponsable

Marine Le Pen pose avant son interview au 20H de TF1, le 7 juillet 2026, après le verdict rendu en appel dans son procès pour détournement de fonds européens. | Photographie Christian Hartmann / POOL / AFP

En fonçant tête baissée vers la présidentielle malgré sa condamnation en appel, Marine Le Pen risque de précipiter, à terme, le pays au bord d’une crise politique et démocratique sans précédent.

Après des années à se démener pour intégrer la caste des figures politiques « respectables », Marine Le Pen adopte aujourd’hui une posture bien peu glorieuse : celle de la politique invulnérable, qu’aucune condamnation ne saurait faire reculer. En 2016, Nicolas Sarkozy entendait se présenter à la présidentielle, en dépit des soupçons qui pesaient sur le financement de sa campagne de 2007 par le régime libyen. Quelques mois plus tard, François Fillon maintenait à son tour sa candidature à l’Elysée, malgré sa mise en examen dans l’affaire des costumes. Et voici qu’à présent, Marine Le Pen annonce sa candidature à la présidentielle de 2027… quelques heures à peine après avoir été condamnée en appel, dans l’affaire des assistants parlementaires du FN.

Abonnez-vous pour voir ce contenu

Connexion