
Un mégaprojet de supercalculateur pour l’intelligence artificielle (IA) financé par une entreprise émiratie voit le jour à Grenoble. Piloté par un consortium marseillais, comptant dans ses rangs l’ancienne ministre macroniste de la Ville, Sabrina Agresti-Roubache, ce projet repose sur l’investissement de 800 millions d’euros de G42, une société émiratie. Sous couvert d’ancrage local, le développement d’une intelligence artificielle revendiquée comme « souveraine » sert une plus vaste stratégie géopolitique portée par Emmanuel Macron.
L’un des plus puissants supercalculateurs d’Europe sera mis en service en Isère (38) au printemps. D’une puissance de 15 mégawatts (MW) au démarrage, ce datacenter grimpera de 15 MW avant la fin de l’année puis franchira un troisième palier de 80 MW en juillet 2028. Il atteindra, à terme, 200 MW (contre les 500 MW prévus initialement). Cela représente 60% de la consommation électrique moyenne totale de la métropole grenobloise comprenant 49 communes. Annoncé en grande pompe lors du Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle (SAIA) qui s’est tenu à Paris, les 10 et 11 février 2025, ce mégaprojet dédié à l’IA est né d’un accord franco-émirati bien ficelé.
