
Le tribunal judiciaire de Paris a annoncé le 30 avril qu'un mineur de 15 ans avait été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir participé au piratage de l'Agence nationale des titres sécurisés (l'ANTS). Cette attaque informatique a entraîné une fuite de 12 à 18 millions de lignes de données proposées à la vente sur des forums criminels. L’occasion de rappeler que la France est l’un des pays au monde les plus ciblés par les cyberattaques. Organismes publics, grands groupes privés, associations… Personne n’y échappe. Pourquoi ? Eléments de réponse. (Article initialement publié le 9 mars 2026)
C’est un piratage informatique parmi tant d’autres. Le 18 février dernier, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) annonçait dans un communiqué de presse que fin janvier 2026, le fichier FICOBA, qui recense tous les comptes bancaires ouverts en France, a été piraté. Les « coordonnées bancaires (RIB / IBAN), identité du titulaire et adresse » de 1,2 million de comptes auraient été siphonnés ! Dans le même registre, on peut aussi citer la cyberattaque essuyée par France Travail fin 2025 qui a permis à des hackers de mettre la main sur les données personnelles d’environ 1,6 million de jeunes suivis par le réseau des Missions locales. Cette fois ce sont les noms et prénoms, dates de naissance, numéros de sécurité sociale, identifiants France Travail, adresses mail et postales ainsi que les numéros de téléphone qui auraient été piratés.
