Justice
« Eric Dupond-Moretti a diffamé, il a vomi sur Edouard Levrault dans son spectacle »

Eric Dupond-Moretti, au Festival du Livre de Paris, à Paris, le 17 avril 2026.
Eric Dupond-Moretti, au Festival du Livre de Paris, à Paris, le 17 avril 2026. | Photographie de Serge Tenani / Hans Lucas via AFP

Le 16 avril 2026, devant la 17e chambre correctionnelle de Paris, se déroulait un nouvel épisode d’une guerre acharnée de droit et de testostérone. Edouard Levrault, ancien juge à Monaco, accuse Eric Dupond-Moretti, ex-avocat et ancien ministre de la Justice, de « diffamation publique » envers « un fonctionnaire public ». Récit d’une audience qui a duré six heures.

« Il va, Monsieur Levrault, violer allègrement le secret d'une instruction dont il avait la charge en mettant en cause l'honneur du commissaire de police. » Ces mots sont issus d’un enregistrement clandestin du spectacle au théâtre Marigny d’Eric Dupond-Moretti, le 1er février 2025, puis réitérés le 18 février. Ils se retrouvent aussi dans l’ouvrage « J'ai dit oui », paru chez Michel Lafon en février 2025. Dans son livre « Juré, craché » écrit avec le journaliste Marc-Olivier Fogiel, et paru chez le même éditeur en septembre 2025, l’ex-avocat extrait une décision du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) qui mettrait, selon lui, en évidence des manquements de la part du magistrat. Ces affirmations de l’ex-garde des Sceaux ont conduit Edouard Levrault, ancien juge d’instruction à Monaco, à faire convoquer par deux citations directes Eric Dupond-Moretti qu’il accuse de diffamation publique, et son éditeur Michel Lafon de complicité. Il réclame 30 000 euros de dommages et intérêts ainsi qu’une mesure de publication judiciaire. S’il est présent le 16 avril devant la 17e chambre correctionnelle du Tribunal de Paris, aucun de ses adversaires n’a fait le déplacement.

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