
Alors que l’affaire Jeffrey Epstein a été marquée cet été par un nouveau décès qui interroge, celui de Daniel Siad, rabatteur du milliardaire américain, le réalisateur Vincent Martin explore dans un documentaire pour OFF Investigation une facette explosive et tabou du dossier : les relations d’Epstein avec le monde du renseignement. Révélations sur un scandale planétaire. Découvrez ci-dessous notre documentaire diffusé en avant-première aux abonnés de Off Investigation.
Aéroport de Teterboro, dans le New Jersey, le 6 juillet 2019. En provenance de Paris, Jeffrey Epstein est arrêté par le FBI à la descente de son jet privé et aussitôt placé en garde à vue. Le 10 août 2019 – soit à peine 35 jours plus tard – son corps sans vie est retrouvé dans la cellule de sa prison new-yorkaise où il attendait son procès fédéral pour trafic sexuel de mineures et complot en vue de commettre ce trafic.
L’ampleur d’un kompromat mondial
Le 30 janvier 2026, le Département américain de la justice, le DOJ, est contraint de déclassifier plus de trois millions de pages, plus de 2 000 vidéos et 180 000 photos des dossiers Epstein. L’opinion publique mondiale découvre alors l’ampleur des trafics de jeunes femmes, souvent mineures, que le milliardaire et pédocriminel américain livrait en pâture à de hautes personnalités occidentales pour s’attacher leur bienveillance ou les compromettre dans le cadre d’un gigantesque « kompromat » mondial.
Car derrière son image de trafiquant sexuel, Jeffrey Epstein était aussi intimement lié au monde du renseignement. Par le biais de sa compagne et complice Ghislaine Maxwell, il était le gendre de Robert Maxwell, un résistant tchécoslovaque devenu un magnat britannique des médias et un mythique agent triple : pour les Britanniques, les Russes et les Israéliens. Dans les années précédant la chute du bloc communiste, Epstein avait aidé Maxwell père à faire sortir d’importantes sommes d’argent d’URSS à la demande de dirigeants du KGB. Puis, Robert Maxwell s’était rapproché des services de renseignement israéliens, à commencer par le Mossad.
« EPSTEIN, prédateur et espion » (Vincent Martin, Julien Bouillet, Off Investigation, août 2026)
En 1991, alors âgé de 68 ans, Robert Maxwell est retrouvé noyé au large des îles Canaries après être tombé de son yacht, le Lady Ghislaine. Malgré les rapports houleux qu’il entretenait au moment de son décès avec Israël, il bénéficiera de funérailles dignes d’un héros national et sera enterré au mont des Oliviers, à Jérusalem. Jeffrey Epstein se rapproche alors à son tour de hauts dirigeants américains (comme Bill Clinton ou Donald Trump) et israéliens (comme Ehud Barak). Au point, selon un ancien membre du renseignement militaire israélien, d’entamer à son tour une longue collaboration avec le Mossad.
Paris, plaque tournante de Jeffrey Esptein
Installé six mois par an en France depuis 2001 pour y recruter des jeunes filles rêvant de mannequinat, le milliardaire américain s’est, au fil des années, étroitement lié à l’establishment français : Jack Lang et sa famille, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Olivier Colom, ou encore Ariane de Rothschild qui dirige aujourd’hui la banque privée Edmond de Rothschild.
Enquête sur un scandale sexuel planétaire qui embarrasse les puissants de ce monde.
