Ingérences étrangères
La Russie a-t-elle tenté de « démoraliser l’armée française » ?

Des soldats de l'armée française.
Deux soldats français qui participent à l'exercice militaire Orion 2026, le 19 février 2026 à Saint-Nazaire, en France. | Photographie Estelle Ruiz, Hans Lucas via AFP

Accusés de vouloir « démoraliser l’armée française », sept Moldaves ont été jugés le 23 février à Paris pour avoir tagué les murs de la capitale. Récit d’une audience autour de laquelle plane l’ombre de la Russie, soupçonnée de mener une guerre hybride contre la France.

Paris, dans la nuit du 6 au 7 juin 2024. Quelques heures avant le discours du président ukrainien Volodymyr Zelensky à l’Assemblée nationale, trois silhouettes apparaissent sur les caméras de surveillance du palais Bourbon. Ces jeunes hommes ont laissé une trace de leur passage : au petit matin, les murs de la chambre des députés sont ornés d’étranges tags de cercueils portant la mention « Soldats français en Ukraine ».

Mais les trois graffeurs ne s’arrêtent pas là. Suivis à la trace par la police, ils sont interceptés, la nuit suivante, à deux pas du ministère de la Fonction publique. Les gants en latex et les bombes de peinture qu’ils arborent les trahissent. Et la soixantaine de pochoirs retrouvés éparpillés dans leur logement laissera encore moins de place au doute : les trois agitateurs, de nationalité moldave et âgés de seulement 18, 20 et 23 ans, sont placés en garde à vue.

Vous devez être abonné.e pour voir ce contenu

Déjà abonné.e ?