
Conseiller d’Emmanuel Macron lorsqu’il vendait la branche énergie du fleuron tricolore Alstom à General Electric, Hugh Bailey s’est ensuite empressé de rejoindre la multinationale américaine. Mais s’il est soupçonné de « prise illégale d’intérêt » par la justice, l’information judiciaire dont il fait l’objet, officiellement toujours en cours, n’a donné lieu à aucun acte depuis bientôt quatre ans. Révélations. [Article initialement publié le 25 mars 2026]
Nous sommes un matin de mars 2025. Les représentants syndicaux de la branche française de General Electric (GE) sont encore au café lorsqu’ils se connectent à une visioconférence convoquée la veille, à la hâte, par leur directeur général, Hugh Bailey. Cet ancien conseiller « financement export » d’Emmanuel Macron à Bercy, réputé pour connaître ses dossiers, s’est toujours distingué pour reprendre à la lettre les directives du gouvernement. Mais son enthousiasme semble l’avoir quitté depuis quelques temps. « On avait l’impression que Bailey pensait qu’il pouvait influencer le gouvernement dans certains domaines, confie un salarié de GE présent ce matin-là. Mais depuis la dissolution de juin 2024, il se montrait plus amer vis-à-vis de nos gouvernants ».
