Diplomatie
En Guinée, la France choisit les contrats plutôt que les droits humains

Le président guinéen Mamadi Doumbouya, et la première dame, la Française Lauriane Darboux Doumbouya, à Conakry, le 28 décembre 2025. | Photographie de Sophie Bellard-Picavet / Hans Lucas via AFP

Visite ministérielle, contrats industriels, « coopération » jugée « excellente » : la France affiche une relation renforcée avec la Guinée. Mais ce rapprochement intervient alors que ce pays d’Afrique de l’Ouest connaît un contexte de répression politique croissante, marqué notamment par des disparitions forcées.

Une usine française de fabrication de bière : c’est le décor des premières photos publiées par Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, lors de son déplacement d’une journée en Guinée, le 8 avril. Elles le montrent sur le site de la Société de boissons rafraîchissantes de Guinée (Sobragui), filiale du groupe français Castel.

Au terme de cette visite éclair, durant laquelle il a rencontré les autorités guinéennes et s’est aussi rendu sur le site du premier futur supermarché Carrefour de Guinée, le ministre a salué une « relation politique intense » entre la France et la Guinée et une « coopération guinéo-française » qu’il juge « excellente ». Il a aussi insisté sur l’entretien qu’il a eu avec le président Mamadi Doumbouya : « Je lui en suis vraiment gré, car c’était un honneur pour moi. Nous avons pu échanger sur beaucoup de sujets. »

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