Comment Caroline Yadan fragilise la diplomatie française

A gauche, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères ; à droite, Caroline Yadan, députée de la 8e circonscription des Français établis à l’étranger.
A gauche, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères ; à droite, Caroline Yadan, députée de la 8e circonscription des Français établis à l’étranger. | Photomontage Off Investigation

Propulsée sur le devant de la scène politique par la macronie, la députée Caroline Yadan a depuis lors pris quelques « distances » avec le parti présidentiel. Mais elle affirme continuer à orienter le gouvernement français sur des questions liées à Israël. Une influence qui, selon des juristes, a déjà « dégradé la fiabilité de la parole française » à l’international.

Députée de la 8e circonscription des Français de l’étranger, Caroline Yadan est connue pour sa très décriée proposition de loi « contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ». Le 16 avril, après le retrait de l’examen parlementaire de son texte, elle se vante immédiatement « d’avoir obtenu du Gouvernement un projet de loi reprenant l’intégralité de [ses] mesures ». La veille déjà, elle félicitait la commission des lois de l’Assemblée d’avoir enterré une pétition ayant recueilli 700 000 signatures contre sa proposition de loi.

Des couloirs du Palais Bourbon jusqu’au Quai d’Orsay, la députée désormais apparentée Renaissance assume de porter en France une voix singulièrement convergente avec les intérêts d’Israël. Et certaines de ses méthodes sont susceptibles d’avoir déjà entamé la crédibilité de la diplomatie française.

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