
Au lendemain d’une vague de chaleur inédite, les solutions court-termistes proposées par l’exécutif aux Ehpad sont très contestées. Le secteur, déjà asphyxié, paye aujourd’hui le prix des rustines qui avaient été brandies par les pouvoirs publics après la canicule de 2003. 23 ans plus tard et malgré nos capacités d’anticipation, l’Etat n’a-t-il donc pas appris de ses erreurs ?
Après 11 jours d’une chaleur accablante, et un premier bilan non exhaustif d’un millier de décès, dont 85% ont plus de 65 ans, la France se remet doucement de la pire canicule jamais enregistrée. En attendant la prochaine vague qui pourrait intervenir dès la semaine prochaine, impossible de ne pas avoir en tête la canicule de 2003 qui avait fait 15 000 morts, parmi lesquels 87% de plus de 70 ans.
Si le ministère chargé de la Santé a activé ce 25 juin la phase 3 du plan Orsan EPI-Clim (qui organise la réponse du système de santé aux situations sanitaires exceptionnelles), puis débloqué en urgence 50 millions d’euros pour doter les Ehpad de climatiseurs d’appoint, le manque d’anticipation du gouvernement est pointé par de nombreux acteurs du secteur.
