
Les dernières publications du département de la Justice américain sur l’affaire Epstein révèlent les ramifications françaises du réseau international de ce milliardaire pédocriminel qui possédait un appartement à Paris, avenue Foch. Parmi les Français cités figure un avocat, ancien associé du cabinet Darrois et écrivain chez Gallimard. Il se prénomme Matthieu de Boisséson. Enquête.
Tout a commencé par deux photos rendues publiques le 19 décembre 2025. Ce jour-là, le département de la Justice américain met en ligne quelques milliers de documents du dossier Epstein sur son site web. Sur les deux clichés, l’on voit deux hommes en train de faire la fête dans un night-club. L’un des deux visages est aisément reconnaissable : il s’agit du Français Jean-Luc Brunel. Aujourd’hui décédé, ce dernier est accusé dès les années 2010 d’être l’un des principaux rabatteurs de jeunes filles pour Jeffrey Epstein. Selon les nombreux témoignages de victimes, Brunel aurait utilisé son agence de mannequins - Karin Models, puis MC2 - comme couverture de l’un des plus vastes trafics sexuels de femmes et de mineures au monde.
