Canicule : la France face au risque d’hécatombe
(Article actualisé)

Un soignant pousse un brancard dans un couloir du service des urgences de l'hôpital universitaire Pellegrin, à Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, lors d'un pic de chaleur, le 23 juin 2026. | Photographie PHILIPPE LOPEZ / AFP

23 ans après la canicule de 2003 qui a tué 15 000 personnes, la France entre dans une crise sanitaire majeure après dix jours de chaleur hors-norme. OFF fait le point alors que les autorités verrouillent la communication et compliquent l’accès à l’information pour les journalistes qui ne se contentent pas des communiqués officiels. Cet article sera actualisé plusieurs fois dans la journée du 29 juin 2026.

Bordeaux et ses hôpitaux ont eu très très chaud (29/06/2026, 20H10)

Il n’a jamais fait aussi chaud à Bordeaux. Le 23 juin dernier, le thermomètre affichait 42,5°C à l'ombre dans la capitale girondine. Sollicité au sujet des conséquences de ces chaleurs inédites, le CHU de Bordeaux confie pudiquement à Off Investigation que son activité « a été soutenue » pendant la période. Et que les passages aux urgences y ont été plus nombreux que d'habitude. A l'hôpital Pellegrin notamment, les services d'urgences ont reçu, certains jours, jusqu'à 155 patients contre 140 en temps normal. Même chose pour l'hôpital Saint-André : jusqu'à 70 passages recensés contre 60 en moyenne.

Abonnez-vous pour voir ce contenu

Connexion