
23 ans après la canicule de 2003 qui a tué 15 000 personnes, la France entre dans une crise sanitaire majeure après dix jours de chaleur hors-norme. Urgences saturées, SAMU débordés et établissements funéraires sursollicités, l’onde de choc de la vague de chaleur entamée ce 17 juin fait redouter le pire. OFF fait le point, chiffres à l’appui.
« Je suis submergée d’appels téléphoniques en ce moment »… Cette conseillère funéraire d’une petite agence de pompes funèbres de Saint-Leu-la-Forêt, dans le Val-d’Oise, ne cache pas sa fatigue lorsqu’elle décroche son combiné. Dans les Hauts-de-Seine, le constat n’est guère plus rassurant. Le responsable d’une entreprise funéraire évoque lui aussi une forte hausse de l’activité : « Oui, on a bien sûr un regain de prises en charge et d'obsèques par rapport à une période habituelle », soupire-t-il avant de raccrocher à son tour.
