Révolte agricole
Le productivisme contre notre santé



Des agriculteurs en colère sur le périphérique de Rennes
Des agriculteurs en colère sur le périphérique de Rennes, le 1er février 2024 (Photo Sebastien SALOM-GOMIS / AFP)

Après deux semaines de révolte paysanne, Arnaud Rousseau, le patron du groupe Avril qui dirige aussi la FNSEA, a obtenu de nombreuses concessions de la part du gouvernement Attal, notamment un moratoire sur la limitation des pesticides. Mais productivisme et libre échange ne sont pas remis en question.

Comme souvent en macronie, la révolte agricole a été accompagnée d'immenses rideaux de fumée dans une partie des médias contrôlés par de puissants industriels soutenant le président. Très vite, n'ont été retenus de la colère des agriculteurs que leur prétendue hostilité aux normes environnementales. Comme pour crédibiliser l'idée d'une opposition irréductible entre "ceux qui produisent" et "les écolos". Comme si les agriculteurs n'étaient pas soucieux, eux aussi, de protéger la terre qui nous nourrit. Comme si le fait de leur accorder encore plus de droit à polluer les protégerait de la concurrence de pays ou la main d'oeuvre est payée 150 euros par mois.

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