
Des indépendantistes de plusieurs territoires d’Outre-mer ont lancé le Front international de décolonisation (FID) avec le soutien de l’Azerbaïdjan, qui tente d’exploiter les tensions entre Paris et territoires ultra-marins. « La discontinuité de l’action publique en Outre-mer est la cause de leur fragilité à des ingérences étrangères », analyse pour Off Investigation Fred Constant, ancien ambassadeur de France en Guinée équatoriale.
Les 23 et 24 janvier 2025, des représentants des mouvements indépendantistes d’Outre-mer et de Corse se sont réunis en Nouvelle-Calédonie pour un congrès exceptionnel baptisé « Les dernières colonies françaises ». L’occasion de créer le Front international de décolonisation (FID), avec pour mission principale de soutenir le combat indépendantiste dans plusieurs territoires français. Le FID s’est notamment donné l’objectif d’obtenir le statut de membre observateur au sein du Mouvement des non-alignés (cf encadré en fin de l'article) et d’essayer d’inscrire la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU – comme la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française. Pour Jean-Jacob Bicep, secrétaire général de l’Union populaire pour la libération de la Guadeloupe (UPLG), « l’objectif […] est de nous sortir de l’isolement international dans lequel nous sommes. » (Ouest France, janvier 2025)