Opération Cécilia
Intoxiquer l’opinion… avec l’aide des oligarques

Jean-Baptiste Rivoire

Cécilia et Nicolas Sarkozy sortent de leur domicile
Cécilia et Nicolas Sarkozy sortent de leur domicile en 2007 (photo AFP)

Fin 2004, alors qu'elle épousait l'ambition politique de son mari depuis vingt ans, Cécilia Sarkozy tombe sous le charme de Richard Attias, un riche publicitaire qui dirige Publicis events. Paniqué à l'idée que le départ de son épouse ne l'empêche d'accéder à l'Elysée, Nicolas Sarkozy va bénéficier du soutien d'Arnaud Lagardère (Paris Match, le JDD, Europe 1), de Martin Bouygues (TF1), de Vincent Bolloré (D8, Direct matin), de Berstelsman (VSD, Gala), mais aussi de certains médias publics, qui vont dissimuler la vérité aux français pour ne pas obérer ses chances d'accéder à l'Elysée. Extrait de « L’Élysée (et les oligarques) contre l’info », Jean-Baptiste Rivoire, Les liens qui libèrent, 2022.

Pour Nicolas Sarkozy, la descente aux enfers commence paradoxalement lors d’une période faste : l’automne 2004. En novembre de cette année-là, pour célébrer sa désignation à la tête de la droite, il se fait payer par l'UMP un show hollywoodien. Au Bourget, devant son épouse et 40 000 militants en transe qui viennent de l’élire à 85 % des voix, il déclare : « Je suis prêt parce qu’au plus profond de moi-même, je sais que la France ne redoute plus le changement, mais qu’elle l’attend. Et ce changement, c’est nous qui allons l’incarner. » En fin de meeting, une vidéo de son fils Louis, alors âgé de 7 ans, l’encourage sur un écran géant : « Bonne chance, mon papa ! »

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