Nestlé effrayé par le Sénat ?



Le géant suisse Nestlé exploite entre autres les marques Vittel, Contrex, Hépar et Perrier.  | photographie JOEL SAGET/AFP

Au cœur d'un scandale de fraude aux eaux minérales, Nestlé a-t-il cherché à se mettre des sénateurs dans la poche avant son audition à la chambre haute du Parlement ? Selon nos informations, ses élus ont très mal pris certaines méthodes d'approche du groupe suisse...

« Fontaine, je ne boirai pas de ton eau », c’est en substance le message des sénateurs à Nestlé alors que le groupe voulait esquiver sa comparution devant la commission d'enquête du Sénat sur la fraude aux eaux minérales. La multinationale suisse a en effet tenté d'échapper à un passage devant les sénateurs en invoquant l’article 6 de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement du Parlement, qui prévoit « qu’il ne peut être créé de commission d’enquête sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours », selon un courrier envoyé à la commission au début du mois. Pour mémoire, cette disposition prévue par la loi avait été brandie par la députée Yaël Braun-Pivet, alors présidente de la commission des lois de l'Assemblée, pour torpiller les auditions de la commissions d'enquête sur l'affaire Benalla à l'été 2018 (Blast, 1er juillet 2022).

Vous devez être abonné.e pour voir ce contenu

Déjà abonné.e ?