Fin de la redevance
Aux sources de la colère présidentielle

Jean-Baptiste Rivoire 

Emmanuel Macron à Alger le 25 aout 2022 (Photo Ludovic MARIN / AFP)

Fin 2017, devant des représentants de son camp politique, Emmanuel Macron qualifiait l'audiovisuel public de "Honte de la république". Le début d'un long divorce entre le chef de l'Etat et France Télévisions. (Extrait de "L'Élysée (et les oligarques) contre l'info", Jean-Baptiste Rivoire, Les liens qui libèrent, Paris, 2022)

Quand Emmanuel Macron était banquier chez Rothschild (2008-2012) ou secrétaire général adjoint de l'Elysée (2012-2014), des documentaires de France télévisions dénonçant des excès de la mondialisation ou révélant les pratiques contestables de grands oligarques Français l'avaient agacé. En 2015, pour un Cash investigation intitulé "Quand les actionnaires s'en prennent à nos emplois", Elise Lucet lui avait demandé pourquoi le gouvernement subventionnait généreusement de grandes entreprises Françaises délocalisatrices, comme Sanofi. En septembre 2017, un nouveau Cash sur la souffrance au travail avait pointé les pratiques anti-syndicales des centres d'appel de Free, l'opérateur téléphonique de son ami Xavier Niel. Puis Emmanuel Macron avait " pété les plombs " contre un Complément d'enquête (aujourd'hui indisponible) révélant que les photos de son épouse Brigitte, alors âgée de 63 ans, étaient retouchées par Bestimage, l'agence de Michèle Marchand. Furieux, il avait ensuite traité l'audiovisuel public de "honte de la République". Retour aux sources d'une colère présidentielle.

Vous devez être abonné.e pour voir ce contenu

Déjà abonné.e ?