
« Libérons l’information des pouvoirs politiques, des médias de la haine, des milliardaires ». Tel est le mot d'ordre que se sont donnés une quarantaine de médias indépendants, ainsi que plusieurs syndicats de journalistes. L'objectif: contourner les très verrouillés "États généraux (présidentiels) de l'information" pour mettre sur la place publique les vrais travers des grands médias français, contrôlés en quasi-totalité par une poignée de milliardaires.
Début octobre, le Fonds pour une presse libre proposait de lancer des États généraux de la presse indépendante, en réponse à l’initiative présidentielle d’états généraux de l’information, qui suscitent désaccords et inquiétudes dans la profession.
À ce jour, une cinquantaine de médias et onze organisations (syndicats, collectifs, associations) ont décidé de participer à ces « autres » États généraux. Une grande réunion publique se tiendra le 30 novembre prochain à l’espace Reuilly (à Paris). Cet événement s’accompagnera de plusieurs événements en région (Lille, Lyon, Strasbourg, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Rouen). « Libérons l’information des pouvoirs politiques, des médias de la haine, des milliardaires » est le mot d’ordre de ces États généraux de la presse indépendante.