
Trois ans après son irruption dans le paysage politique, les Soulèvements de la terre publie un livre important, « Premières secousses » (La Fabrique éditions). Le mouvement écologiste et paysan y expose sa méthode d’actions, centrée sur le « démantèlement » des infrastructures toxiques et la reprise des terres, en esquissant des pistes quant à son devenir.
« Lutter avant qu’il ne soit trop tard. » Depuis 2021, les Soulèvements de la terre, organisation hybride d’activistes, crient l’urgence devant le désastre écologique et social en cours. Issus des marches climats, de groupes autonomes de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes aux cortèges des manifestations, du monde paysan et de collectifs locaux en lutte, ses membres multiplient sans faillir les actions dans tout l'hexagone. Leurs cibles : le monde du béton et le « complexe agro-industriel ».
Ces deux secteurs, parmi les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre, sont jugés particulièrement responsables de l’artificialisation des sols et de l’accaparement des terres et de l’eau dont les Soulèvements de la terre ont fait leur terreau de lutte. La tâche est immense.