
Ces derniers mois, le locataire de l’Élysée a snobé les diplomates du quai d’Orsay, quitte à multiplier les “bourdes” à l’international. Résultat : il est devenu peu audible en Afrique, mais aussi au Proche-Orient.
La langue française a cela de bon qu’elle dispose d’un vocabulaire riche qui permet une grande précision dans l’expression. Le mot « fatuité » fait partie de ces bijoux. Il décrit l’état de ceux qui se font une haute idée d’eux-mêmes tout en ignorant les rires que cette prétention provoque tout autour d’eux.
Le président Emmanuel Macron incarne parfaitement cette ridicule satisfaction de soi-même notamment quand il s’agit de politique internationale. Elle appartient au domaine réservé du chef de l’exécutif selon notre Constitution. Mais le locataire de l’Elysée n’est pas censé agir en loup solitaire. Il dispose, pour l’aider à comprendre les enjeux planétaires, du troisième réseau diplomatique mondial après ceux de la Chine et des Etats-Unis. Pourtant, il le néglige, le contourne, semble le mépriser. Tout paraît se décider au sein du cabinet présidentiel sans que les professionnels de la diplomatie, acteurs et observateurs de terrain, déjà fortement ébranlés par la récente réforme du corps diplomatique, ne soient consultés.