
La mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite, a mis en lumière la mouvance antifasciste lyonnaise, braquant les projecteurs médiatiques sur le collectif de la Jeune Garde. Mais à Lyon, le milieu « antifa » agrège également d'autres organisations qui entretiennent des relations souvent houleuses entre elles. Reportage.
La mort de Quentin Deranque sous les coups de jeunes « antifas » a braqué les projecteurs sur le collectif antifasciste lyonnais de la Jeune Garde. A ce jour, six suspects, dont plusieurs proches du collectif, ont été mis en examen pour « homicide volontaire » et un pour « complicité de meurtre par instigation ».
Avant de s'exporter dans d'autres villes françaises, la Jeune Garde a été fondée en 2018 à Lyon par Raphaël Arnault, aujourd’hui député LFI du Vaucluse. Sa création s'articule alors autour d'un contexte local singulier : la prolifération de groupes d'extrême droite qui occupent de multiples locaux du Vieux Lyon. Et de leurs agressions. Le média Rue89Lyon a fait le décompte : dans la capitale des Gaules, entre 2010 et 2025, 102 cas de violences peuvent être imputées à des groupuscules d'extrême droite. Par ailleurs, 70% de ces violences ne font l'objet d'aucune enquête de police ni de poursuites judiciaires.
